Mes 4 randonnées préférées en Suisse

Avec ses montagnes, ses multiples lacs, sa faune et sa flore, la Suisse est un paradis pour les randonneurs. La chaîne des Alpes recouvre plus de 60% du pays et abrite pas moins de 48 sommets de plus de 4000m ! Si vous cherchez à vous évadez dans la nature, d’innombrables chemins toujours parfaitement entretenus vous permettrons d’admirer toutes les merveilles du pays. J’ai moi-même effectué de nombreuses randonnées en Suisse, mais quatre d’entre elles en particulier restent inoubliables et j’ai voulu les décrire dans cet article. La prochaine fois que vous visiterez la Suisse, n’oubliez pas vos chaussures de marche !

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1/ Le Chemin des Bouquetins, Barrage de la Grande Dixence (canton du Valais)

C’est la dernière randonnée que j’ai effectuée, la semaine passée lors d’un voyage de quelques jours en Suisse (en septembre 2019) et elle m’a tellement plu qu’elle m’a inspiré pour l’écriture de cet article.

Le barrage de la Grande Dixence se trouve dans le canton du Valais, 30km au sud de Sion. On y accède par une route étroite, sinueuse et très pentue, praticable uniquement en été et au début de l’automne. La route s’achève au pied du barrage, à 2145m de haut. Pour rejoindre le haut de cet impressionnant édifice, on peut soit prendre un téléphérique, soit marcher. J’ai choisi la seconde option, qui s’est avérée assez difficile (cela représente un dénivelé de 220m en seulement 35 minutes !) mais c’était une belle récompense d’enfin atteindre le Lac des Dix, qui s’est formé après la construction du barrage. Il a une couleur bleu-grise sublime, due à de fines particules en suspension dans l’eau. Ces particules proviennent des glaciers environnants qui érodent la roche sous eux en une poussière très fine.

C’est de là que part le Chemin des Bouquetins, à 2364m d’altitude. C’est une randonnée de 12km, grimpant jusqu’à presque 2800m. A cette altitude on commence à sentir le manque d’oxygène, ce qui rend la marche encore plus compliquée, mais après une heure j’ai doucement commencé à m’accoutumer. Malheureusement, je n’avais pas assez de temps pour me lancer dans la boucle toute entière, je me suis donc contenté d’effectuer la première partie en aller-retour (environ 8km de marche) jusqu’au refuge de la Barmaz à 2458m d’altitude. C’était une marche de toute beauté ; en contrebas du sentier, le lac avait une apparence laiteuse et une couleur presque turquoise (on aurait presque dit que quelqu’un l’avait peint entre les sommets !) ; j’étais entouré de très belles fleurs bleues et violettes typiques des montagnes ; plus je marchais, plus les pics couverts de neige de l’autre côté du lac se dévoilaient, dominées sur la gauche par le Mont Blanc de Cheilon (3870m) en forme de pyramide. Seul (petit) regret, ne pas avoir vu de bouquetins ni de marmottes, bien que j’en ai entendues plusieurs siffler un peu plus haut.

2/ Ascension du Monte San Salvatore, Morcote-Lugano (canton du Tessin)

Le canton du Tessin est la partie italophone de la Suisse, au sud du pays, à la frontière avec l’Italie. Je m’y suis rendu à deux reprises pour quelques jours, et je suis à chaque fois revenu ébloui par la beauté de cette région. Lors de ma seconde visite en 2014, j’ai effectué ce qui reste probablement ma randonnée préférée en Suisse : le chemin entre Morcote et Lugano.

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Lugano est la ville la plus peuplée du canton, tandis que Morcote est un petit village environ 10km plus au sud, qui fut élu « plus joli village de Suisse » en 2016 (photos ci-dessus et ci-contre). Ces deux localités sont sur les rives du Lac de Lugano et un superbe chemin les relie en passant par le sommet du Monte San Salvatore, qui surplombe Lugano de ses 912m d’altitude. Il y a deux façons de parcourir cette randonnée : la plus commune est de partir de Lugano, prendre le funiculaire jusqu’au sommet du San Salvatore puis marcher essentiellement en descente jusqu’à Morcote, d’où il suffit de prendre un bus pour Lugano. Autre option, prendre le bus pour Morcote, emprunter le chemin en sens inverse en escaladant le San Salvatore puis redescendre à Lugano en funiculaire. Comme vous pouvez le voir sur le profil ci-dessous (trouvé sur ce site web), l’une des options est bien plus aisée que l’autre. Saurez-vous deviner laquelle j’ai choisie ?

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Et oui, bien deviné, j’ai en effet débuté la randonnée depuis Morcote ! Après une petite balade dans les étroites ruelles et avoir admiré l’église qui domine le lac, je me suis lancé dans la difficile ascension vers Alpe Vicania via ce qui m’a semblé être un escalier interminable. C’était la partie la plus ardue de la randonnée, avec un dénivelé de près de 500m en seulement 3km. Mais le chemin était véritablement magnifique : la vue sur le lac et les montagnes environnantes était sublime, marcher à l’ombre des arbres était très agréable (je suis même tombé nez à nez avec une biche dans une partie de forêt), le village de Carona à mi-parcours était très joli et enfin, après une ascension assez brève mais encore très raide, le panorama à 360° depuis le sommet du Monte San Salvatore était exceptionnel.

Après cette longue marche (environ 9km à ce stade pour un dénivelé positif supérieur à 800m), j’avais prévu de prendre le funiculaire pour rejoindre Lugano, mais j’avais passé trop de temps à me prélasser dans les jardins botaniques de San Grato près de Carona et le dernier était parti quelques minutes plus tôt. La descente de 3km jusqu’au lac constituait un effort supplémentaire dont je me serais bien passé, mais il en aurait fallu plus pour me gâcher la journée !

3/ Sentier panoramique du Männlichen à la Kleine Scheidegg, Grindelwald (canton de Berne)

A mon arrivée en Suisse en 2011, je n’y connaissais encore personne. Il m’a fallu quelques temps avant que je commence à me faire de nouveaux amis, et je profitais souvent de mes week-ends lors de mes premiers mois dans le pays pour me promener aux alentours. L’une de mes premières excursions m’a conduit à Grindelwald, dans l’Oberland Bernois.

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Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessus (trouvée sur ce site web), la région de Grindelwald regorge de chemins de randonnée. Encore mieux, entre les bus, les trains ou les téléphériques, il y a de nombreuses possibilités de prendre l’altitude rapidement avant de vous lancer dans la randonnée de votre choix.

Le chemin que je décris ici est l’un des plus populaires de la région. Je l’ai parcouru en octobre 2014, peu avant les premières chutes de neige de l’hiver. Je suis parti de la station du Männlichen, après un trajet en téléphérique de 35 minutes depuis Grindelwald. La vue de ce point était déjà superbe, mais est devenue encore plus grandiose après une ascension d’un kilomètre jusqu’au sommet du Männlichen (2342m). J’étais alors face à un triptyque de sommets mythiques des Alpes suisses : de gauche à droite, l’Eiger (3970m), le Mönch (4107m) et la Jungfrau (4158m). Il y a peu d’endroits en Suisse qui peuvent concurrencer un tel panorama !

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Après cette brève montée, je suis redescendu vers le terminus du téléphérique avant de prendre le chemin vers la gare de la Kleine Scheidegg, d’où j’avais prévu de prendre un train vers Grindelwald. C’est une randonnée facile de 5km de long, majoritairement plate et même légèrement en descente (la station du Männlichen est à 2227m d’altitude, tandis que la gare de la Kleine Scheidegg est à 2061m), mais c’était une sensation exceptionnelle de marcher en direction de la très impressionnante face nord de l’Eiger, un graal pour les alpinistes. Lorsque je suis arrivé à la Kleine Scheidegg, j’ai continué pendant environ un kilomètre et demi jusqu’à la station d’Eigergletscher, au pied du glacier de l’Eiger, à 2320m d’altitude. Un spectacle à couper le souffle !

Tout près de la Kleine Scheidegg se trouve le départ de ce qui est pour moi la piste de descente la plus spectaculaire de la saison de ski alpin (qui est aussi la plus longue et la plus rapide, ainsi que l’une des plus dangereuses) : la descente du Lauberhorn. J’ai parcouru la pente très raide pendant quelques centaines de mètres, essayant de l’imaginer couverte d’un épais manteau neigeux, jusqu’à ce que j’arrive à un superbe petit lac : l’occasion de prendre une ultime photo avant de redescendre à Grindelwald, la tête remplie de magnifiques souvenirs.

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4/ Eggishorn-Moosfluh, glacier d’Aletsch (canton du Valais)

Le glacier d’Aletsch se trouve tout à fait à l’est du canton du Valais. C’est le plus grand glacier des Alpes, bien qu’à cause du réchauffement climatique il risque de disparaître d’ici seulement un siècle. C’est l’un des plus beaux endroits de Suisse, et il y a là encore une multitude de chemins pour l’explorer.

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Contrairement à mes habitudes, j’ai choisi cette fois l’une des options les (relativement) plus faciles. J’ai pris le train depuis Neuchâtel où j’habitais jusqu’au village de Fiesch, où je suis monté dans un premier téléphérique jusqu’à Fiescheralp (à 2212m), puis un second jusqu’à la station de l’Eggishorn (2869m). De là, une brève ascension conduit au sommet de l’Eggishorn, à 2926m d’altitude, qui offre la meilleure vue sur le glacier mais aussi sur la toute la région environnante, à 360°. Cette journée était si claire que je voyais même parfaitement le Cervin (4478m), probablement la montagne la plus célèbre du pays, bien qu’il se trouve à environ 80km plus au sud !

Du fait que l’Eggishorn est si aisément accessible, il y a toujours beaucoup de monde à son sommet. La plupart des gens ne viennent que pour contempler la vue avant de redescendre directement dans la vallée en téléphérique, mais d’autres dont je faisais partie ce jour-là le choisissent comme point de départ pour une longue randonnée dans les montagnes. J’ai commencé par retourner à la station puis j’ai pris la direction du Lac de Märjelen. La descente était très raide, avec un dénivelé négatif de 600m en 5km depuis le sommet de l’Eggishorn. Tout en bas, le spectacle des montagnes environnantes se reflétant dans ce petit plan d’eau était superbe.

De là, le sentier restait plus ou moins plat sur les 7.5km restants jusqu’à la station de téléphérique de Moosfluh (légèrement en descente avec quelques bosses au début, une courte montée vers la station à la fin). J’étais juste au-dessus du glacier, suffisamment près pour entendre les craquements de la glace et sentir sa fraîcheur. Fantastique !

Enfin, arrivé à Moosfluh je suis redescendu à Mörel tout en bas dans la vallée en téléphérique, avant de prendre un train pour Neuchâtel. J’étais épuisé mais encore une fois émerveillé par tous les paysages sublimes que j’avais vus ce jour-là !

Avez-vous déjà randonné en Suisse ? Avez-vous des sentiers préférés ? Partagez les dans les commentaires !

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