Le sable était plus blanc à Jervis Bay…

Il y a un an, j’étais sur le point d’entamer mon dernier voyage en Australie, avant de me réinstaller pour de bon en France. Au cours de l’ultime mois que j’ai passé dans le pays, je suis allé dans de nombreux endroits que je n’avais jamais explorés auparavant comme Jervis Bay par exemple, à 200km au sud de Sydney. Vous savez probablement désormais que l’Australie est en proie à de terribles incendies depuis quelques semaines, particulièrement dans le sud-est du pays. Voir cela me brise le cœur, et c’est pour cette raison que j’ai décidé d’écrire cet article : j’ai envie de penser à l’Australie de manière positive au lieu de me lamenter, j’ai envie de parler des moments fantastiques que j’y ai vécus il n’y a pas si longtemps, et je veux me souvenir à quel point j’ai adoré Jervis Bay, où le sable est plus blanc que n’importe où ailleurs dans le monde.

📷 Pour plus de photos, allez voir ma galerie d’images de la côte sud du New South Wales.

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J’ai longuement hésité avant de publier cet article. Puis-je vraiment partager des souvenirs de moments joyeux et insouciants lors des mes voyages en Australie lorsque le pays fait face à l’une des pires tragédies de son histoire ? J’ai finalement décidé de le mettre en ligne, ne serait-ce qu’en hommage à ce pays que j’aime tant, et pour exprimer mon souhait que sa beauté et sa fabuleuse biodiversité puissent survivre sans cicatrices trop profondes.

Je ne connais pas la situation exacte dans la région de Jervis Bay. Je ne sais pas si elle a été épargnée par les incendies jusqu’à maintenant, si elle a été en partie touchée ou bien si tout a été détruit. Pour être honnête, je n’ai pas envie de le savoir. Je sais déjà que des millions d’hectares sont partis ont brûlés, qu’une grande partie du pays a été complètement dévastée, que de nombreuses personnes et des millions d’animaux sont morts. Je sais que c’est l’un des pires désastres écologiques de notre époque… avant le prochain. Je n’ai pas envie de voir des images des endroits que j’ai visités après qu’ils soient partis en fumée, je n’ai pas envie de voir des photos d’animaux blessés ; je ne veux pas de tout ça car simplement penser à cette horrible situation me rend déjà extrêmement triste et me brise le cœur.

Fitzroy Falls

Ce que j’ai envie de faire en revanche, c’est me rappeler à quel point j’ai trouvé magnifique la région de Jervis Bay lors de ma visite en février 2019, à quel point la route depuis les Blue Mountains était somptueuse et à quel point j’ai adoré y conduire, notamment dans la forêt entre Moss Vale et Kangaroo Valley. Et cette vue depuis les Fitzroy Falls… Imaginer que cette nature unique ait pu être réduite en cendres est une torture pour moi.

Fitzroy Falls

Je ne sais pas pourquoi j’ai attendu ma toute dernière semaine en Australie pour enfin aller à Jervis Bay, en prévoyant de n’y passer qu’une seule journée. Si j’étais venu plus tôt, je serais certainement resté plus longtemps. C’est en lisant quelque part que Hyams Beach (la plage la plus célèbre de Jervis Bay) avait le sable le plus blanc au monde que j’ai décidé de m’y rendre. Ce titre lui a même officiellement été reconnu par le Guinness Book des Records ! Je n’ai pas vu toutes les plages du monde entier, mais une chose est sûre : le sable était effectivement très blanc, et toutes les plages de la région étaient d’une beauté exceptionnelle, Hyams Beach comme ses voisines.

Toute la péninsule à l’extrémité sud de la baie fait partie d’un parc national (le Parc National de Booderee), que j’ai trouvé réellement sublime. Le paysage était magnifique : une agréable forêt au bord de la côte, avec des chemins de randonnée et d’autres plages fantastiques. Mais ce qu’il y avait de mieux, c’était les oiseaux : des dizaines de perroquets volant tout autour de moi ! Je n’en avais jamais vu autant à la fois auparavant ! Les observer était fascinant : il y avait la Perruche royale, au ventre rouge et aux ailes vertes ; la Perruche de Pennant, tête rouge, dos rouge, bleu et noir et queue bleue ; et le multicolore Loriquet Arc-en-ciel, sans doute le plus élégant avec sa tête bleue, son bec rouge, son ventre jaune, rouge et orangé et ses ailes d’un vert étincelant. Aucun d’entre eux ne semblait avoir peur de moi, et j’ai pu m’approcher très près pour prendre les photos suivantes.

Green Patch, beach, Booderee National Park

J’aurais pu rester des heures à les observer… ce qui en fait est plus ou moins ce que j’ai fait. Mon but était d’aller nager avec masque et tuba dans l’eau transparent de Jervis Bay (on m’avait recommandé la plage de Green Patch pour cette activité), mais je n’ai pratiquement pas nagé, fasciné par ces perroquets. J’ai aussi croisé quelques kangourous, et vu un oiseau d’un autre genre : un kookaburra. Ces oiseaux font partie des icônes de l’Australie : leur chant ressemble à la fois à un rire humain et à un cri de singe. Dormir dans mon van au milieu de nulle part et les entendre « rire » dans les arbres avoisinants est un souvenir qui me restera à vie. Ce kookaburra n’était pas du tout peureux lui non plus, et j’ai pu l’approcher jusqu’à pratiquement pouvoir le toucher. Il me fixait d’un air curieux pendant tout ce temps, me donnant bizarrement l’impression d’une sorte de connexion entre nous.

J’aurais aimé pouvoir rester plus longtemps, mais il fallait que je parte avant la fin de l’après-midi : conduire ici dans l’obscurité est très dangereux à cause des kangourous, les risques étant élevés d’en percuter un. Je garde des souvenirs fabuleux de cette journée, et je peux seulement espérer aujourd’hui que la faune et la flore exceptionnelles du Parc National de Booderee ont été préservées de ces incendies dévastateurs. Toutes mes pensées vont vers les habitants de Jervis Bay et plus largement vers l’Australie toute entière !

jervis-bay-beach

Y a-t-il quelque chose que nous pouvions faire contre ces incendies ?Donner de l’argent peut aider les pompiers sur place et contribuer à sauver ce qui peut encore l’être, mais si nous voulons vraiment empêcher ce genre de tragédie de se reproduire à l’avenir, nous n’avons pas le choix : nous devons changer notre mode de vie. Malheureusement, il y a encore beaucoup de climatosceptiques aujourd’hui, et parmi eux certains des hommes les plus puissants de la planète. Mais ils ont tort : le réchauffement climatique est une réalité, et ces incendies en sont l’une des conséquences. Ce n’est pas moi qui l’affirme : je ne fais que répéter ce que les scientifiques et les météorologues prédisent depuis des années. Si nous parvenons à tous modifier certaines de nos habitudes et à vivre d’une manière plus durable et plus respectueuse de l’environnement, alors nous pourrons changer les choses, espérons-le de manière positive.

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