Juillet 2017 : un road trip gourmand en Europe (partie 2)

Il y a trois ans, en juillet 2017, je suis rentré en France après une année extraordinaire en Australie. J’avais vécu énormément d’aventures lors des douze mois précédents, mais je n’avais pas encore envie de m’arrêter de voyager ; j’avais déjà réservé mes billets pour un second voyage au long cours commençant au mois de septembre, et la première chose que j’ai faite après avoir passé quelques jours à la maison chez mes parents fut de partir en road trip en Europe. De la Suisse à la Belgique en passant par l’Allemagne, la République Tchèque et la Pologne, voici le récit de ce voyage, avec des paysages magnifiques, de très belles villes… et beaucoup d’excellents plats ! Voici la seconde partie, de Wroclaw à Bruges

📷 Pour plus de photos, allez voir mes galeries d’images de Wroclaw et Bruges.

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Quatrième étape : Wroclaw, Pologne

Avez-vous déjà entendu parler de Wroclaw ? La réponse honnête pour la majorité des gens sera probablement non, et pourtant cette ville est la 4ème plus grande ville de Pologne avec près de 650 000 habitants ! Je m’y suis rendu pour des raisons familiales. Mon grand-père qui était décédé sept mois avant ce voyage était originaire de cette région (la Silésie), qui appartenait à l’Allemagne à cette époque. Il avait une énorme passion pour la minéralogie (entre autres ; c’était aussi un puits de science à propos de la flore, des oiseaux, des plantes, de la chimie, … et bien d’autres choses encore), et avant sa mort, il avait légué une grande partie de son immense collection de pierres et minéraux au Musée Minéralogique de l’Université de Wroclaw. Il y avait tant d’objets qu’une pièce entière y avait été dédiée, et je voulais la voir.

En-dehors de cette visite, je n’avais aucune attente particulière de Wroclaw. Je n’y suis resté qu’une journée et je ne suis pas sorti de la Vieille Ville, mais j’ai découvert un très bel endroit que j’aurais aimé pouvoir explorer plus profondément avec plus de temps !

Wroclaw, Market Square, St Elizabeth's Church

Mes balades se sont concentrées principalement autour de la place du Marché. Cette immense place (une des plus grandes d’Europe) est entourée de dizaines de magnifiques façades peintes, avec une superbe harmonie de couleurs pastel : vert, orange, rose, jaune, rouge…

Le centre de la place est occupé par le Nouveau et l’Ancien Hôtel de Ville ; construit au 13ème siècle, ce dernier est un bâtiment extraordinaire, un chef d’œuvre de l’architecture gothique.

J’ai aussi découvert une attraction étrange et très amusante à Wroclaw : les « nains de Wroclaw ». Il y a plus de 350 petites figurines de nains un peu partout en ville et c’est un vrai challenge que de partir à leur recherche ! A propos de leur origine, voici une citation de Wikipedia : « En 2001, pour commémorer le mouvement anticommuniste Alternative orange, une figurine de nain, symbole du mouvement, est officiellement placée dans la rue Świdnicka, où le groupe avait l’habitude de se réunir. » Bien d’autres furent installés dans les années suivantes. Je n’en ai trouvé que quelques-uns, mais chaque rencontre avec l’une des ces petites statues de bronze était très amusante !

Bon appétit !

Il y avait un petit marché nocturne juste à côté de l’auberge de jeunesse où je séjournais, et je décidai d’aller y chercher à manger le soir. C’était un marché très « hipster » : tout était bio, fait main, avec un grand nombre de stands végétariens ou végans, mais l’atmosphère était sympa et le dîner était bon… et le lendemain matin je m’offrais un nouveau bon petit déjeuner dans un café de la Vieille Ville.

Cinquième étape : Dresde, Allemagne

Après Wroclaw, je débutai le trajet retour vers la France. Je voulais d’abord passer par la Belgique, mais cela faisait trop de route pour une seule journée (près de 1000 kilomètres). J’avais des amis à Dresde, peu après la frontière entre la Pologne et l’Allemagne, et ils m’invitèrent à passer la nuit chez eux, ce qui coupait la route en deux en me laissant « seulement » 750 kilomètres pour le lendemain.

Je m’étais déjà rendu à Dresde une première fois en 2009. Lors de cette première visite, j’avais découvert une ville superbe mais à l’histoire tragique. En février 1945, les aviations britanniques et américaines avaient lâché plus de 3900 tonnes de bombes et de matériel incendiaire sur le centre-ville, le détruisant entièrement et tuant environ 25 000 personnes. Dresde fût lentement reconstruite après la guerre, et elle a aujourd’hui retrouvé toute sa splendeur baroque. C’était agréable de se promener parmi les magnifiques bâtiments de la ville une seconde fois, même si ce n’était que pour quelques heures.

Bon appétit !

Malheureusement, il n’y a pas grand-chose à dire à propos de Dresde dans cette section ; mes amis et moi avons simplement mangé dans un kebab bon marché près du centre-ville. Mais nous avons aussi apprécié une bière bien rafraîchissante dans un « Biergarten », une large terrasse au bord de l’Elbe, le fleuve qui coule à Dresde. Prost !

Sixième étape : Bruxelles, Belgique

Après une journée entière à conduire à travers l’Allemagne, avec une pluie battante sur une majeure partie du trajet, j’ai fini par arriver à Bruxelles dans la soirée. J’étais fatigué, je me suis perdu plusieurs fois avant d’enfin trouver mon auberge de jeunesse, et cela explique probablement en partie pourquoi ma première impression de la ville fût si négative… mais elle n’évolua pas beaucoup après une journée entière de visite.

En-dehors de la Grand-Place (inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1998) et la cathédrale, je n’ai pas trouvé la ville très belle, même si je dois admettre que le ciel gris et les averses régulières n’aidaient pas.

J’ai aussi été très déçu par le Manneken Pis ; je savais d’avance que cette célèbre statue était petite, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit si minuscule, à peine visible derrière la foule se pressant devant elle en permanence. J’ai nettement préféré la fresque « Manneken Peace » un peu plus loin dans la même rue !

La seule chose que j’ai vraiment beaucoup aimé à Bruxelles fût l’Atomium. Construit pour l’exposition universelle de 1958, cette structure haute de 102m représente un cristal de fer agrandi 165 milliards de fois. Une extraordinaire prouesse architecturale et technologique, devenue depuis un des symboles du pays.

brussels-atomium-flag

L’Atomium devait être démantelé après l’exposition universelle, mais comme pour la Tour Eiffel à Paris, il fût préservé par sa grande popularité. Six des neuf sphères qui le composent sont désormais ouvertes au public, abritant des expositions temporaires, un restaurant ou bien encore un point de vue panoramique depuis la plus haute. Visiter l’Atomium est une sorte de saut dans le temps ; les décors futuristes des couloirs et escaliers entre les sphères me donnaient l’impression d’être à propos d’un vaisseau spatial ou d’une base extraterrestre !

Bon appétit !

Pour être tout à fait franc, l’Atomium n’est pas la seule chose positive que je retiens de Bruxelles ; il y a aussi eu une excellente bière belge ! J’ai retrouvé deux amis sur place lors de mon séjour, et ils m’ont conduit dans un bar du nom de Delirium Café, connu pour être le bar avec la plus grande carte de bières au monde, un titre officiellement accordé par le Guinness Book des Records en 2004. Il se situe dans une étroite impasse près de la Grand-Place, juste en face de la statue de Jeanneke Pis, l’équivalent féminin (et bien moins célèbre) du Manneken Pis.

Enfin, un voyage en Belgique n’aurait pas été réussi sans une délicieuse gaufre, agrémentée de chocolat belge bien sûr !

brussels-waffle

Septième étape : Louvain, Belgique

Louvain est une ville de taille moyenne (environ 100 000 habitants) à 30 kilomètres à l’est de Bruxelles, dans la partie flamande de la Belgique. Vous ne connaissez peut-être pas la ville, mais vous connaissez certainement un produit qui y est brassé : la bière Stella Artois ! Ce n’est pas pour la bière que je suis allé à Louvain, mais parce que je voulais passer une journée en-dehors de Bruxelles, et aussi parce que j’avais une autre amie sur place. C’est ce qui est si génial quand on voyage : on rencontre des gens du monde entier, et il y a toujours quelqu’un pour vous accueillir où que vous alliez ! J’ai trouvé la ville vraiment belle et très intéressante à visiter, notamment le « Grote Markt » et le « Oude Markt » (la « Grand-Place » et le « Vieux Marché ») ainsi que le sublime Hôtel de Ville gothique, décoré par 236 statues.

Louvain est aussi connue pour son Grand béguinage. Ce large espace clos (couvrant une surface de trois hectares) fût fondé au 13ème siècle par une communauté de béguines, des femmes vivant en suivant des règles spirituelles mais sans prononcer de vœux religieux. Il y a plus de 80 maisons et plusieurs bâtiments religieux dans le béguinage, qui est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1998. Il appartient à l’Université de Louvain aujourd’hui (professeurs et étudiants ont remplacés les béguines) et il est ouvert au public. C’était très agréable de se promener le long des ruelles pavées de cet endroit si calme, avec ses façades de brique inchangées depuis des siècles. Une très jolie visite !

Bon appétit !

Si vous pensez à la Belgique et à la nourriture, la première chose qui vous viendra à l’esprit sera sans doute le chocolat ! J’ai découvert par hasard une petite boutique du nom de « Bittersweet » dans une ruelle près de la Grand-Place, qui crée les chocolats les plus originaux que je n’aie jamais vus. Oui, tout ce que vous voyez sur les photos ci-dessous est fabriqué à base de cacao ! Et c’était aussi délicieux… Ils ont aujourd’hui déménagé dans un lieu différent (et semble-t-il plus grand) toujours à Louvain.

Dernière étape : Bruges, Belgique

Pour le dernier jour de ce road trip avant de rentrer en France, j’avais choisi de visiter Bruges dans les Flandres. Cette ville fût l’une des plus riches et florissantes d’Europe entre les 13ème et 15ème siècles, commerçant avec le continent tout entier grâce à son port. Elle déclina dans les décennies suivantes face à la concurrence d’Anvers, mais elle a depuis regagné en popularité et est aujourd’hui la ville de Belgique la plus visitée. Son centre médiéval très bien préservé est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 2000.

Bruges est sillonnée par de nombreux canaux, avec la Grand-Place et le très impressionnant beffroi de 83m de haut au cœur de son centre historique. Si jamais vous visitez la ville, faites-en sorte d’y monter pour admirer la vue du sommet !

Ce dernier jour à Bruges fût la conclusion parfaite d’un excellent road trip. Même si c’est une ville très touristique, il est très simple d’éviter les foules qui se concentrent surtout autour de la Grand-Place et des rues avoisinantes. A de nombreux moments, j’avais un peu l’impression de remonter le temps, et j’ai beaucoup apprécié l’atmosphère paisible des canaux, les dizaines de ponts très photogéniques et les nombreuses façades médiévales.

Bon appétit !

Je n’ai pas testé de plat sortant de l’ordinaire à Bruges, mais je suis régalé d’un excellent burger et d’une bonne bière belge dans un restaurant du nom de Jilles, proche de la Grand-Place, que l’on m’avait recommandé à l’auberge de jeunesse où je séjournais. Un très bon conseil !

bruges-jilles-burger

C’est ici que s’achève ce road trip gourmand en Europe ; si vous n’avez pas encore lu la première partie, c’est ici que ça se passe !

Un road trip gourmand en Europe (partie 1)

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