Souvenirs de voyage : cinq moments de liberté intense (5)

Pendant le confinement entre mars et mai dernier, j’ai commencé une série de cinq articles à propos de certains des moments les plus intenses de mes différents voyages, au cours desquels j’avais eu un incroyable sentiment de liberté. Mon but avec ces articles était de partager les souvenirs de ces périodes et d’évacuer brièvement l’alarmante réalité de cette pandémie et le fait que je sois forcé de rester chez moi. J’en ai publié quatre jusqu’à présent ; cela fait maintenant près de quatre mois que le confinement s’est achevé, mais nous n’en avons pas encore terminé avec cette pandémie et j’aimerais malgré tout publier cet ultime article. Le voici donc, avec le récit des tous premiers jours de mon second voyage au long cours autour du monde, il y a tout juste trois ans en septembre 2017.

📷 Pour plus de photos, allez voir mes galeries d’images de la Gaspésie.

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30 août 2017. Seul dans ma chambre dans la maison de mes parents à Saint-Nazaire, j’écris un texte pour essayer de mettre des mots sur les nombreux sentiments qui m’agitent. En voici quelques extraits :

Demain à 13h je serai à l’aéroport de Nantes, en train d’embarquer dans l’avion qui m’amènera à Québec, de l’autre côté de l’Océan Atlantique. Je dirai à nouveau au revoir à mes parents pour neuf ou dix mois, après être déjà parti un an en Australie en 2016. Cela sera certainement difficile et j’imagine qu’il y aura quelques larmes… au moins dans les yeux de ma mère. […]

Je ne le reverrai pas le joli petit jardin de mes parents avant un long moment, mais à la place je contemplerai des montagnes, des lacs, des océans, je verrai d’incroyables levers et couchers de soleil, je serai ébloui par le ciel étoilé. Je vais probablement manger beaucoup de pâtes et de plats préparés dans les prochaines semaines, mais j’irai aussi dans d’excellents restaurants et je découvrirai des goûts que je ne suis même pas capable d’imaginer. J’échangerai mon matelas confortable contre des lits superposés et des dortoirs d’auberges de jeunesse, mais je rencontrerai énormément de gens partout où j’irai. […]

Voilà la principale raison qui me donne envie de repartir : j’ai hâte de rencontrer d’autres personnes à nouveau. Découvrir des endroits à plusieurs, partager des expériences de voyage et faire la fête avec des gens que vous venez juste de rencontrer, sans savoir ce qui va se passer et avec le sentiment que tout est possible, c’est presque comme une drogue pour moi. […] Un de mes amis m’a dit un jour « great people make great memories », « ce sont les meilleures personnes qui donnent naissance aux meilleurs souvenirs ». Il avait raison.

Je suis prêt à profiter. Je suis prêt à découvrir. Je suis prêt à faire la fête. Je suis prêt à être heureux. Je suis tout simplement prêt pour que la magie opère à nouveau, comme elle a opéré si souvent pour moi pendant l’année écoulée.

Mon sac est rempli ; il est l’heure maintenant d’aller me reposer avant une longue journée demain.

A bientôt au Canada !

J’ai récemment publié le texte entier dans un article appelé « Demain, Hier » (cliquez sur l’image ci-dessus pour le lire). A la fin de cet article, je comparais mes attentes à ce qui m’était réellement arrivé dans les mois qui suivirent. Mais qu’en est-il des tous premiers jours de ce voyage ?

J’ai atterri à Québec le soir du 31 août. C’était ma seconde visite de cette ville que j’avais adoré à mon premier séjour durant l’été 2015. J’avais réservé deux nuits dans une auberge de jeunesse proche de la Vieille Ville, et j’avais bien l’intention de profiter au maximum de mon temps avant de partir explorer la Gaspésie voisine.

Dans le texte que j’ai cité précédemment, j’ai écrit la phrase suivante à propos du fait que j’aime tant rencontrer de nouvelles personnes lorsque je voyage : « je suis terriblement impatient à l’idée de me dire que je vais peut-être rencontrer de vrais nouveaux amis dès demain soir. » En fait, il aura fallu attendre 48 heures. L’auberge de jeunesse que j’avais réservée était quasi déserte à mon arrivée et je n’avais parlé à personne le premier soir. J’avais passé la journée suivante à déambuler seul dans les rues de Québec, ravi de voir que les souvenirs de mon précédent séjour deux ans plus tôt n’étaient pas trop flous et que j’appréciais toujours autant la ville. Lorsque j’étais revenu à l’auberge, j’étais tombé nez à nez avec un groupe de trois Français.

Nous nous étions rencontrés dans la salle commune, où ils préparaient leur séjour, et nous nous étions vite très bien entendus. Ils étaient un peu plus jeunes que moi ; ils venaient d’arriver au Canada où ils allaient prochainement étudier un semestre à Montréal, et ils profitaient des derniers jours avant la rentrée pour explorer le pays. Nous avions passé la soirée ensemble à discuter de nos projets, tout en décidant d’aller à la Chute Montmorency juste à côté de Québec le lendemain matin.

Pour être franc, je peux difficilement appeler ces personnes des « amis » ; je ne les ai jamais revus après ces quelques heures à la Chute Montmorency et il m’a fallu un moment de réflexion avant de me souvenir de leurs prénoms (Hugues, Mathilde et Valentin). Mais cela n’a pas d’importance : nous avions passé un très bon moment tous ensemble, et c’est exactement ce que j’aime dans cette liberté du voyage en solo, même si cela ne dure qu’un jour ou deux tout au plus. Je n’ai jamais rencontré autant de gens que lorsque je voyageais seul ; la plupart d’entre eux pour une très courte période, mais d’autres sont vraiment devenus des amis très proches.

L’après-midi, j’avais loué une voiture et quitté Québec pour débuter ma visite de la Gaspésie, suivant la Route 132 le long du fleuve Saint-Laurent. Je l’ai déjà écrit plusieurs fois, y compris dans le dernier article que j’ai publié il y a tout juste deux semaines, mais partir en road trip a toujours été ma façon préférée de voyager, et j’avais hâte d’enfin débuter cette nouvelle aventure. La météo était parfaite, j’écoutais une compilation du groupe de rock britannique Kasabian commençant par le titre III Ray (The King) qui est l’une des chansons les plus énergiques que je connaisse, je conduisais dans un pays magnifique… J’avais tout pour être heureux, et croyez-moi, je l’étais !

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Je ne vais pas revenir en détails sur ce road trip puisque je l’ai déjà fait, mais durant les dix jours suivants, j’ai trouvé tout ce que j’espérais : des paysages sublimes, des couchers de soleil à couper le souffle, de très belles routes, et plus important, un sentiment inoubliable de liberté, notamment au moment d’explorer la nature sauvage et préservée de l’immense Parc National de la Gaspésie. Mon second voyage au long cours autour du monde n’aurait pas pu mieux débuter !

Retrouvez aussi mes autres articles dédiés à ces moments de liberté, et notamment celui consacré à mon road trip dans l’est de l’Islande !

Souvenirs de voyage : cinq moments de liberté intense (4)

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6 thoughts on “Souvenirs de voyage : cinq moments de liberté intense (5)

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